Assistant(e) maternel(le), un métier à part (entière)

Assistant(e) maternel(le), un métier à part (entière).

Les assistant(e)s maternel(le)s (304 646 en 2010) accueillent la majorité des jeunes enfants, confiés hors du domicile familial : c’est en effet le mode d’accueil le plus développé en France, bien avant la crèche (273 000 enfants de moins de trois ans en profitent).

 

Numéro 69 – Revue trimestrielle
Auteure : Patricia DENAT

Éditions : Érès

 

Assistant(e) maternel(le), un métier à part entièrePourtant ces assistants, ou plutôt, assistantes – car ce métier à la fois invisible et familier est à 99 % féminin – restent méconnues.

 

Elles n’ont aujourd’hui plus grand chose à voir avec les nourrices d’autrefois, et bénéficient d’avantages statutaires inscrits dans la loi.

 

La loi de 1977 crée le statut d’assistante maternelle ; la loi 1992 impose aux départements de leur dispenser une formation « d’une durée minimale de 60 h » et revalorise leur salaire.

 

La loi de 2005 institue le métier d’assistant maternel agréé (au masculin), introduit une obligation de formation de cent vingt heures et précise, par référentiel, les capacités et les compétences exigées pour l’exercice de leur métier (référentiel fixant les critères d’agrément renouvelé en 2012).

 

Pour autant, elles ont toujours le sentiment que leur travail n’est pas reconnu et leur situation économique reste souvent précaire. Spirale va à la rencontre de ce « petit métier » qui est devenu une profession à part entière, même si, trop souvent encore, elle est considérée comme une profession à part.

 

Patricia Denat a été assistante maternelle pendant une vingtaine d’années.